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Béranger de Nattes ; Paul Pichardie

Bérenger de Nattes (1829 - 1905)

Sources principales : Henri de Castellane dans le Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord (Année 1995 - 2° livraison - pages 481 à 494)

Registres des délibérations du conseil municipal de Petit-Bersac.

Le Commandant de Nattes s'illustra le 9 novembre 1870 lors de la bataille de Coulmiers où, à la tête du 2° bataillon du 22° régiment des Mobiles ("les Mobiles de Coulmiers") de la Dordogne, il remporta une des rares victoires françaises de la guerre de 1870. Au cours de cette bataille la ville d'Orléans fut reprise aux bavarois qui l'occupaient, lors d'une charge "menée avec beaucoup d'entrain par le commandant de Nattes"

Ce bataillon du commandant de Nattes comprenait en partie des jeunes gens de l'arrondissement de Ribérac.

Pierre Marie Béranger de Nattes, homme de bonne constitution (1,79 m) fut admis en 1848 à 19 ans, à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr ou il choisit la cavalerie. Sa carrière le conduisit au 6° régiment de cuirassés de Versailles puis au 1° chasseur d'Afrique.

Le 27 juin 1864, à 35 ans, le capitaine de Nattes à la tête du 5° escadron du 1° régiment de chasseurs d'Afrique fit une cinquantaine de prisonniers, entraînant la reddition de plusieurs tribus de la province d'Oran.

En 1866 la démission de Pierre-Marie-Béranger de Nattes fut acceptée et dés lors sa vie se partagea entre Paris et le château du Mas de Montet, sur notre commune de Petit-Bersac (voir plus loin)

Mais, après la déclaration de guerre de la France à la Prusse, Pierre-Marie-Béranger de Nattes reprit du service et fut nommé chef de bataillon dans la garde mobile. Le 26 septembre 1870 le 22° de marche quitta Périgueux par le train. Il débarqua à Saint Maur (Indre-et-Loire) puis fut envoyé à Tours puis à Blois.

Le commandant de Nattes continua à se battre après Coulmiers. Un témoin le cita à propos de la bataille de Loigny le 2 décembre et loua <<... la contenance héroïque de M. de Chadois et du commandant de Nattes : toujours à cheval et particulièrement exposés à la vue et aux coups de l'ennemi : ils n'ont cessé de soutenir et d'encourager leur troupe et leur exemple a été suivi par leurs subordonnés qui ont tenu à honneur de les imiter...>>

Enfin, après le 28 janvier et le premier armistice, celui qui est maintenant le lieutenant-colonel de Nattes ramena ses hommes en Dordogne. Il leur déclara alors : <<Gardes mobiles du 22° - Vous voici rendus à vos foyers après une longue et pénible campagne dans laquelle vous avez su maintenir votre courage à la hauteur de votre devoir. Le régiment de Dordogne a su se faire une belle page dans cette malheureuse campagne. Son nom a toujours été associé avec éloges à tous les faits d'armes de l'armée de la Loire. Vous avez bien mérité du pays, le pays vous en sera reconnaissant...>>

Licencié définitivement en 1872 à 43 ans il fut alors administrateur de la compagnie d'assurances de Seine et Oise. Il s'occupa de ses terres, 170 hectares bien groupées, dans les métairies du Montet de la Vergne, du Camp et de Richard, composées de terres à grains, prés, vignes friches et bois;

Conseiller municipal de Petit-Bersac à partir de fin 1874 il fut élu maire à la mort de Léonce de Vétat en 1879 . Il le resta jusqu'en 1898. Réélu maire il refusa le mandat et resta simple conseiller municipal jusqu'à sa mort au Mas de Montet le 23 septembre 1905 à l'âge de 76 ans. Il est enterré au cimetière de Petit-Bersac avec son épouse la Marquise de Nattes (née du Lau d'Allemans)

Pierre-Marie-Béranger de Nattes fut fait chevalier de la légion d'honneur en 1862 puis officier de la légion d'honneur en 1870.

Si "le marquis" de Nattes est une des figures essentielles de Petit-Bersac tant par la gloire qu'il acquit avec ses mobiles de Coulmiers, alors qu'il était déjà citoyen de notre village, que par son engagement comme conseiller puis maire et de nouveau conseiller de 1874 à 1905, ses attaches avec notre village étaient récentes et avant lui sa famille, authentiquement noble sous l'ancien régime et originaire du Rouergue, n'avait semble t-il rien à voir avec Petit-Bersac.

Pierre-Marie-Béranger, lui, naquit le 25 mai 1829 à Montpellier (Hérault). Il s'attacha à Petit-Bersac par son mariage le 30 mai 1865, à Paris, avec Louise Mathilde Marie du Lau d'Allemans (1840 - 1912) dont la famille était propriétaire du château du Mas de Montet à Petit-Bersac lequel fut attribué à Mathilde en 1861 à la mort de son père le comte du Lau d'Allemans.

Paul Pichardie (1926 - 2006)

Sources principales : Bulletin Municipal n°12 de novembre 2006

Paul Pichardie né le 16 Février 1926 à Petit-Bersac. Fils de Louis Pichardie, maréchal et forgeron du village et de Louise Dugaleix..

Instituteur à Ghardaïa en Algérie de 1946 à 1955.

Puis instituteur à Bonnes (16) de 1955 à 1960.

Instituteur à Angoulême au collège Michelet de 1960 à 1965.

Il enseignera à mi-temps à la prison d'Angoulême de 1960 à 1982.

Il deviendra en 1968 secrétaire de la FEN (Fédération de l'Education nationale)

Il prendra sa retraite en 1982..

Très tôt, Paul devient un militant actif pour la défense du service public. Son engagement dans la FEN lui permettra de soutenir l'école de la République. Même à la retraite il ne manquait pas d'aller manifester.

Retraité en 1982, il s'installe définitivement à Petit-Bersac et ne tarde pas à s'investir pour sa commune.

1983 : Il se présente aux élections municipales avec 2 membres de sa liste (Surpas et Favard). Elu il devient conseiller municipal. Il s'était présenté une première fois seul en 1979, sans succès. Les 3 conseillers d'opposition créent un bulletin "las novelas de Brassac"

1989 : Il se présente en tête de liste aux municipales. 7 candidats de la liste Pichardie sont élus contre 4 candidats de la liste Dudignac. Paul Pichardie est élu maire de Petit-Bersac. Création du bulletin municipal.

1995 - 2001 : En 1995 Paul Pichardie sera réélu maire avec la totalité de sa liste..

2000 - 2006 : 1° vice-président de la communauté de communes.

2001 au 6 septembre 2006 : En 2001 la liste Pichardie est seule à se présenter. Les 11 candidats sont élus, Paul Pichardie est réélu maire. Paul assurera sa fonction jusqu'au moment où la maladie l'emportera. Presque 23 ans au service de sa commune.